Dégustation de vin de Loire avec un sommelier : retour d’expérience

A la faveur d’un voyage commercial organisé par la Chambre de Commerce, notre délégation c’est déplacée en la belle ville d’Orléans pour une dégustation découverte des vins de la région Centre, en particulier ceux de la Loire. Des vins sec, argileux, franc et à l’attaque nette, un délice. Retour d’expérience.

E préambule, rappelons que la dégustation de vin n’est pas spécialement réservée aux experts sommeliers. En suivant les astuces d’un sommelier ci-dessous, tout le monde peut développer son savoir-faire dans le domaine et apprécier une bonne bouteille de vin.

Tout d’abord, pour une séance de dégustation, il faut savoir qu’il faut éliminer tout objet qui risque d’altérer la vue et l’odorat comme le rouge à lèvres et le parfum. Aussi, une table blanche ou une nappe blanche fera bien l’affaire !

Notre dégustation de vin à Orléans en détail

Nous nous sommes donc donné rendez-vous au Ver Di Vin, un restaurant et une cave à vin de fort belle facture en plein centre de Orléans. Nous avons pu apprécier divers vignobles parmi les plus connus celui d’Anjou-Saumur ou les vignobles de la Touraine.

AOC depuis 2006, le vignoble d’Orléans est situé au sud de la Loire, entre Orléans et la Sologne. Le blanc d’Orléans est issu d’un seul cépage, le Chardonnay. Certes il est encore peu connu mais gagne à l’être d’avantage.

Nous avons pu emporter quelques bouteilles à la Villa Marjane, notre hôtel non loin du centre d’Orléans et y terminer la soirée dans leur salon d’accueil fort confortable autour de quelques bons verres.

Enfin, nous avons bien sûr visiter le centre ville et en particulier la cathédrale.

Première étape de la dégustation : observation visuelle

L’étape débute par l’examen de la couleur du vin, en termes plus technique, l’examen de la robe. Cela se procède en inclinant le verre sur une matière neutre comme nappe blanche ou creux de la main puis en le faisant tourner légèrement. Cela permet de déterminer l’intensité et la couleur, de même que l’éclat et la brillance, en passant par les reflets, la profondeur et aussi la limpidité voire le gras de la robe.

L’âge du vin peut être évalué selon l’évolution de la couleur du vin. Concernant les vins rouges en particulier, de couleur rubis avec des reflets violacés, ils sont jeunes alors que tuilés ou ocre, ils sont vieux.
Bref, plus le vin est de couleur foncée plus le vin est jeune, ou plus il est de couleur claire, plus il est vieux.

Deuxième étape : observation olfactive

Le vin est composé de 500 à 1000 molécules olfactives qu’il n’est pas facile de les différencier. Même un grand dégustateur ne reconnaît que six ou sept odeurs. Aussi, l’odeur d’un vin peut être différente d’une personne à l’autre.

Pour examiner l’odeur d’un vin, un sommelier conseille de sentir le vin sans le tourner dans le verre d’abord. Cette étape s’appelle le premier nez. Puis, il faut tourner le vin avec 7 ou 8 rotations afin que ses molécules les plus lourdes puissent se révéler. Il s’agit du deuxième nez. Si on sent des arômes plus variés, cela signifie que le vin est encore jeune nécessitant quelques années de respiration en bouteille.

Troisième étape : observation gustative

Cette étape correspond à goûter le vin en bouche plutôt qu’aux yeux ou au nez. On se concentre plutôt sur la persistance des saveurs en bouche, les différents piliers du vin, l’acidité, les tanins et encore l’intensité gustative.

On reconnaît un grand vin par sa longue tenue sous le palais, cela veut dire que les vins qui sont courts en bouche ne sont pas de grands vins. Pourtant, ils sont loin d’être mauvais et plus adaptés à une cuisine simple.

 

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